Dans chaque être il y a un trésor qui ne se trouve en aucun autre.

Evènements

Nous choisissons, dans cette rubrique, de relayer des évènements significatifs qui concernent la "maladie mentale".


  • Mobilisation du Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire.
  • Depuis le discours de Nicolas Sarkozy, le 2 décembre 2009 à Antony, de très nombreux psychiatres se mobilisent pour dénoncer le saccage de leur discipline, l'annonce de mesures sécuritaires en total décalage avec les finalités du soin.
    Il est urgent de restaurer la dignité de notre métier de soignants et celle des patients qui se confient à nous.

    Nous faisons écho, régulièrement sur notre site, à cet important mouvement.
      Le site du Collectif des 39 est à télécharger ici

  • ASSISES CITOYENNES pour l'hospitalité en psychiatrie et dans le médico-social.
  • Ces assises sont préparées par le Collectif des 39 et les CEMEA. Elles s’annoncent comme un moment important de l’histoire de la psychiatrie contemporaine. Déjà une première annonce a eu lieu dans la presse nationale : dans la page rebond du journal Libération...
    Dans un climat politique chaotique, instable et inquiétant pour nombre d’entre nous, la tenue de ces deux journées de travail et de décisions va dire notre détermination.
    Notre détermination à soutenir que nos disciplines ont besoin de l’existence d’une solidarité nationale de haut niveau, d’un soutien impartial de l’Etat républicain, d’une reconnaissance de notre expérience, de notre histoire , de nos savoirs faire.
    Des témoignages de soignants, de patients, de familles, viendront confirmer cette volonté de résister, d’inventer, de réfléchir. De très nombreuses demandes d’intervention nous sont déjà parvenues.
    Nous continuerons à soutenir notre opposition à la loi de Juillet 2011. Nous continuerons à démonter les processus d’évaluation et d’accréditation imposés par l’HAS qui vont à l’encontre des pratiques relationnelles et tout simplement humaines de la psychiatrie. Nous dirons à nouveau combien les moyens manquant et la formation rabaissée laissent des familles et des patients dans le plus grand désarroi.
    Ces assises seront un succès car elles appartiendront à tous les participants :
    - que si chacun s’y sente autorisé à prendre la parole,
    - à réfléchir collectivement aux décisions à prendre,
    - à s’impliquer dans le présent et le futur pour faire valoir ce que nous pensons et ressentons comme indispensable pour une hospitalité de la folie.
    C'est maintenant le temps de s’inscrire.
      Le programme et le bulletin d'inscription sont à télécharger ici

  • Plan Autisme 2013

  • L’autisme laissé en plan ?
    Le collectif des 39 et les CEMEA organisaient les Assises pour l’Hospitalité en psychiatrie et dans le médico-social les 31 mai et 1er juin prochain à Villejuif


    9 juin 2013
    FORMIDABLE SUCCES DES ASSISES ET DU MEETING Pendant deux jours un millier de personnes (professionnels, familles, patients, gens de la culture etc.) ont participé activement à ces rencontres proposées par le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire.
    Au delà du succès quantitatif (le nombre de participants a surpris les organisateurs eux mêmes..) c'est essentiellement la qualité des débats en atelier et en séance plénière qui a conquis la quasi unanimité des participants.
    Pour lire l'information en ligne, aller sur http://www.collectifpsychiatrie.fr/news/newsletter-130609.html


    8 mai 2013
    Que penser des dernières déclarations au sujet de l’autisme de la Ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l’exclusion, Mme Marie-Arlette Carlotti, dans le journal « Le Monde » daté du 2 mai 2013 :
    - « En France depuis quarante ans, l’approche psychanalytique est partout, et aujourd’hui elle concentre tous les moyens. Il est temps de laisser la place à d’autres méthodes pour une raison simple: ce sont celles qui marchent, et qui sont recommandées par la Haute Autorité de Santé.»
    - « N’auront les moyens pour agir que les établissements qui travailleront dans le sens où nous leur demanderons de travailler» Ainsi, il ne s’agit même plus de faire reconnaître d’autres approches que la psychanalyse mais carrément de remplacer une prétendue hégémonie par une autre. Le lecture du plan autisme est édifiante et excède même les déclarations de la Ministre. En effet, s’il comporte des points intéressants, notamment le fait de favoriser le diagnostic précoce, de créer des places en institution, d’améliorer l’accueil des enfants à l’école et l’accès aux soins somatiques des personnes autistes, ce plan constitue une application aveugle de la dernière recommandation de la Haute Autorité de Santé (HAS), en conditionnant le financement des établissements recevant des personnes autistes à leur obéissance à ces nouvelles normes officielles, obéissance dont il est prévu qu’elle soit mesurée par des évaluations internes et externes et autres certifications. On peut donc penser qu’il s’agira en pratique, pour un établissement, de prouver qu’il se forme et met en application la méthode de « l’analyse appliquée des comportements » (ABA) pour recevoir un soutien financier. Par ailleurs la formation des professionnels sera également infléchie dans cet unique sens. Mais au-delà, ce plan réalise une étape supplémentaire d’un processus de normalisation mis en place par une logique bureaucratique, d’un dispositif de contrôle des théories et des pratiques véhiculant une vision adaptative de l’être humain dont on ne peut douter qu’elle est amenée à s’étendre. On peut déjà imaginer le contenu d’un prochain plan schizophrénie, ou trouble bipolaire, hyperactivité, anorexie mentale… Il est important de rappeler que l’illégitimité de la recommandation de la HAS, qui donne sa caution scientifique à l’ensemble, a pourtant été démontrée:
    - D’une part, en ce qui concerne son contenu : ainsi la revue Prescrire dans son numéro d’avril 2013 démontre la non consensualité des méthodes recommandées et indique que, contrairement à ce qui est affirmé, aucune approche ne fait consensus sur le plan scientifique dans le domaine de l’autisme.
    - D’autre part, du fait des modalités de sa rédaction : le lobbying de certaines associations minoritaires mais très actives étant affiché, comme en témoigne d’ailleurs la stigmatisation d’un certain nombre de professionnels et de parents d’autistes ne prônant pas exclusivement les approches qui conviennent à ces associations. On pourrait penser qu’il s’agit seulement d’un manque de courage du gouvernement et d’un électoralisme à courte vue. Mais quel serait l’intérêt de répondre à l’agitation de quelques associations et collectifs, s’aliénant ainsi la grande majorité des professionnels et des familles ? On peut aussi penser qu’il s’agit là d’autre chose, et que les revendications rééducatives et réadaptatives de ces groupes ont trouvé un écho dans un processus étatique déjà présent visant à une normalisation et un contrôle des pratiques, sous couvert de gestion et d’économie. Concrètement, l’hyper promotion d’une approche plutôt qu’une autre dans les lieux déjà existants ne changera rien à la situation déjà explosive dans le champ de l’autisme, sera contre-productive et n’endiguera pas les souffrances qui y sont attachées. Nombreux sont les familles et les professionnels écœurés par ce parti pris sans nuance. Il est au contraire crucial de permettre une diversité d’approches pour respecter la singularité des personnes autistes. Aucune méthode ne « marche » sur tout le monde et que deviendront ceux à qui l’unique approche proposée ne conviendra pas voire pour qui elle sera nocive ? Les personnes autistes et toute personne en souffrance psychique ainsi que leurs familles devraient pouvoir rencontrer plusieurs types de professionnels, d’institutions, de manière de travailler, y compris celles qui sont inspirées par la psychanalyse. Il est honteux de diaboliser la psychanalyse dans son ensemble au prétexte de propos stupides tenus par certaines personnes s’en réclamant, qui ont blessé des mères et des familles. Il est bien évident que la tendance à culpabiliser les familles existe dans tous les corps de métier en lien notamment avec la santé et l’éducation et doit absolument être combattue. Cependant, il est inacceptable que toute la richesse d’un champ de pensée, de recherche et de pratique consacré à la souffrance humaine soit balayée dans sa totalité, et irrespectueux vis-à-vis des personnes autistes et de leur proches qui ont pu y trouver du réconfort. Il est permis de penser que tout être humain a un inconscient et peut bénéficier de sa prise en compte s’il y trouve un intérêt. Refusons ce dispositif normalisant qui, en débutant avec l’autisme, ne fera que s’étendre aux autres « troubles ». Travaillons ensemble, notamment pendant les Assises pour l’hospitalité en psychiatrie et dans le médico-social, pour que tous les citoyens – personnes avec autisme comprises – trouvent leur place dans la société. Place qui ne se résume pas aux seuls lieux de prise en charge mais doit se déployer dans tous les espaces du quotidien, de culture et de convivialité, où chacun peut apporter sa richesse humaine et en faire bénéficier la démocratie. Le collectif des 39
    www.collectifpsychiatrie.fr

  • PÉTITION INTERNATIONALE POUR L’ABORD CLINIQUE DE L’AUTISME

  • à l’initiative de l’Institut psychanalytique de l’Enfant
    (Université populaire Jacques-Lacan)


    Message à l'opinion éclairée
    Les attaques contre la psychanalyse se font de plus en plus virulentes. Son usage dans le traitement de l'autisme est particulièrement menacé. Or, souvenons-nous de ce samedi 24 septembre 2011, à l'Institut municipal d'Angers. Nous étions 200. Ce fut un moment important où nous entendîmes des praticiens, orientés par la psychanalyse, témoigner de leur engagement au long cours auprès de sujets autistes et des effets d'ouverture et de lien produits par ces sujets.
    Puis Jean-Claude Maleval, psychanalyste à Rennes et auteur de "L'autisme, un enjeu pour le sujet", noua, tout au long de sa conférence, l'éthique du discours analytique à l'enjeu qu'est l'autisme pour un sujet. Car l'autisme est une manière d'être, et non un déficit, il est impossible de séparer la personne de l'autisme : ce sont les sujets autistes eux-mêmes qui nous l'enseignent.
    La psychanalyse opère au cas par cas, non assujettie aux statistiques, aux évaluations quantitatives, aux codes de bonnes pratiques, mais vivante et inventive dans sa rencontre avec le sujet. Dans le traitement de l'autisme, elle supporte cependant une certaine évaluation, essentielle, celle du sujet autiste et de sa famille, qui lui adressent leur souffrance et ne veulent pas se laisser écraser sous le dépistage de plus en plus précoce d'une causalité biologique. La psychanalyse, pas seule, avec et à côté d'autres pratiques, endosse cette responsabilité d'être une adresse possible là où l'éducation ne répond pas à tout.
    Une pétition internationale circule, déjà signée par quantité d'institutions et de personnes qui défendent l'abord clinique de l'autisme. Nous comptons sur vous pour la signer également et pour contrer ce mouvement d'éradication de la psychanalyse.
    SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE
      sur le site

  • Eléments de réflexion des Aumôniers des EPSM du Nord Pas-de-Calais
  • Etablissements Publics de Santé Mentale de Lille-St André, Armentières, Bailleul et Saint Venant

    "N’ayez pas peur des fous ! Tel est le message pascal des Aumôniers des hôpitaux psychiatriques de votre région : la mort-résurrection du Christ n’est-elle pas folie comme le disait Paul ? Nous sommes souvent dans le vendredi saint quand nous nous faisons compagnons de ceux et celles qui souffrent de fortes névroses ou de psychoses. Il arrive aussi que nous vivions la joie d’Emmaüs mais la maladie mentale demeure une réalité qui nous laisse impuissants. Ce que nous ne pouvons cependant admettre c’est de laisser penser que les personnes atteintes de troubles psychiques puissent être a priori dangereuses. C’est un mensonge qui ne correspond à aucune réalité contrairement à ce que pourrait laisser croire la mise en exergue de certains crimes commis récemment par des personnes souffrant de schizophrénie. Ainsi, nous ne pouvons que soutenir les soignants et les associations de patients dans leur lutte contre le « projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leur modalité de prise en charge ». Sous couvert de défendre droit et protection de personnes malades, les soins sans consentement deviennent le modèle du soin psychique, faisant de l’exception, parfois nécessaire, la règle habituelle. Mais au-delà de cette loi déjà approuvée en première lecture par le Parlement, c’est la psychiatrie telle qu’elle a été conçue depuis les années quarante qui est menacée. A l’hôpital Saint Alban en Lozère, pendant la guerre, est née l’idée de « secteur », une même équipe pluridisciplinaire en nombre suffisant prenant en charge la prévention, l’hospitalisation éventuelle et ses suites. Cette perspective impliquait de prendre le temps de la relation avec le patient et son entourage pour créer un climat de confiance, nécessaire aux soins comme pour toutes les pathologies. Et cette « psychiatrie de secteur » a fait ses preuves : nous en sommes témoins. Mais sans doute n’est-elle pas assez rentable. Comment tarifer des heures d’entretien avec une personne malade ou sa famille ? N’est-il pas plus simple d’obliger à prendre un médicament ? On aura certes traité le symptôme, pas plus ! Ni rentable, ni sûr pour ceux qui veulent le risque zéro… Comment être certain qu’une personne ne sera pas dangereuse ? Les personnes atteintes de schizophrénie, pour reprendre le même exemple médiatisé, ont besoin, pour la stabilisation de leur maladie, d’être insérées socialement. Comment pourrions-nous accepter de les isoler, de les ficher, de les enfermer ? C’est un non-sens ! Nous ne nions pas la complexité des situations auxquelles nous sommes confrontées face à la maladie mentale. Mais nous ne pouvions nous taire face au risque de disparition d’un modèle de psychiatrie qui nous semble le plus pertinent. La psychiatrie institutionnelle a transformé des institutions aliénantes quasi carcérales pour en faire un des outils au service de la singularité du sujet, ouvert sur la Cité. Et on voudrait refermer les portes ? Cette psychiatrie artisanale est en train de disparaitre au profit d’une psychiatrie industrielle, l’hôpital devenant une entreprise qui se privatise petit à petit ; le malade n’est plus un patient mais un client réduit à une multitude de symptômes à traiter, pourvu que cela soit rentable. La suppression de la spécialisation en psychiatrie dans la formation initiale infirmière est symptomatique de cette dérive de la prise en charge avant tout médicamenteuse sur la base d’une nomenclature américaine (DSM IV, en attendant le V en 2012) qui vise à en réduire le coût. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que nous retrouvions des patients en errance dans la société. La nouvelle logique de soins est inévitablement excluante : l’absolu du financier engendre la dérive sécuritaire ; ceux et celles que l’on ne peut « traiter » rapidement sont à enfermer. Mais ce sont d’abord des personnes comme les autres. Comme nous. Nous pourrions tous être comme eux. En souffrance mais pas seulement. N’oublions pas ce que ceux et celles que l’on a pu qualifier de fous ont apporté en littérature, peinture, philosophie mais aussi en théologie : songez à Ste Catherine de Sienne ou à Ste Thérèse de Lisieux, toutes deux atteintes de troubles mentaux et docteurs de l’Eglise ! Par ce message aux membres des communautés chrétiennes, nous voulions surtout rappeler qu’ils sont d’abord des frères et soeurs en humanité auxquels le Christ s’est identifié. Comment les accueillons-nous ? Nos paroisses, mouvements et services sont-ils disponibles pour se laisser déranger par leurs comportements ou leur mode de penser parfois surprenants ? Certains n’ont-ils pas traité Jésus lui-même de fou ?"




  • Les Cercles de Silence.


  • Dans de nombreux champs de la société, des lieux de parole et d'accueil sont réduits à la précarité, la dignité humaine est menacée ; ainsi dans les centres de rétention administrative dont la situation a donné lieu à une initiative non-violente née à Toulouse : les Cercles de silence.
      Le site des Cercles de Silence peut être téléchargé ici

      Vous pouvez également télécharger ce qu'en disait Alain Richard, son fondateur, lors du colloque de l'Ecole de la Cause Freudienne en mai 2008.